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Nicaragua (1st edition) / Susan Meiselas

189,57 €

Première édition de l'ouvrage culte de la photojournaliste Magnum Susan Meiselas, Nicaragua est le récit de l'insurrection sandiniste face à la dictature de Somoza qui se déroula de 1978 à 1979 au Nicaragua.

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EditeurPanthéon Books
Date de publication1981
Format21 x 27,5 cm
SpécificationsCouverture souple
Langue(s)Anglais
ISBN0394512650

« NICARAGUA. / A year of news, / as if nothing had happened before, / as if the roots were not there, / and the victory not earned. / This book was made / so that we remember », écrit Susan Meiselas en 1980. Publié en 1981 par Pantheon Books, cet ouvrage de photojournalisme engagé est, en effet, le récit d’une nation dans la tourmente.

En 1936, la famille Somoza prend le pouvoir au Nicaragua et institue une dynastie encore en place plus de quarante ans plus tard. A cette période, la population nicaraguayenne compte plus de 60% de personnes au chômage et 57% d’analphabètes. Ce qui fait dire dès 1927 à Augusto César Sandino, qui deviendra le leader des forces rebelles, « it is better to die as rebels under fire than to live as slaves… ».

Meiselas s’attache ici à rendre compte de l’insurrection sandiniste, qui se déroula de juin 1978 à juillet 1979. Les premières photographies de son ouvrage évoquent le déclin du régime Somoza. On y voit le calme de la vie quotidienne de la population : soldats aux allures relativement insouciantes, rues tranquilles, travailleurs. Néanmoins, la tension déjà présente au sein du peuple nicaraguayen se fait déjà largement sentir – dans l’apparence un peu ubuesque et décalée des dirigeants aux costumes immaculés, dans les provocations que lancent des enfants aux soldats, devant un rideau de flammes, ou dans le regard préoccupé et perdu au loin d’une employée en uniforme, s’occupant d’enfants de notables au country club de Managua.

Ainsi, les signes de l’insurrection apparaissent progressivement dans les paysages et les images de la photographe américaine. Une voiture en flammes, un homme dans un cercueil au milieu d’une foule, une procession funéraire derrière la bannière du Front sandiniste de libération nationale – tous ces éléments sont autant de symptômes de la colère d’un peuple prêt à la violence. L’insurrection entre alors dans la phase de la confrontation armée entre partisans, les traits dissimulés par des foulards ou des masques traditionnels de Monimbo, et garde nationale, avec ses tanks et ses avions. Meiselas prend également soin de photographier la place des civils au sein de cette lutte intestine, fuyant le conflit sur les routes, enterrant leurs morts, s’initiant aux armes ou subissant les violences des soldats. Enfin, la photographe de Magnum saisit le triomphe de la révolution sandiniste, en 1979, avec des images de foule en liesse qui, peu à peu, remplacent les combats de rues dans le paysage urbain.

Meiselas, qui a couvert les hostilités en Amérique centrale pendant les années 1970 et 1980, signe ainsi un ouvrage toujours culte plus de trente ans plus tard, où photographies en couleur et témoignages écrits se répondent pour retracer une page de l’histoire nicaraguayenne.

 

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