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Syria, a travel guide to disappearance / Giovanna Silva

Syria, a travel guide to disappearance / Giovanna Silva

€23.00


Prises à l’apogée du règne d’Assad, les images de la photographe Giovanna Silva se superposent, dans cette publication, aux images et aux textes de guides touristiques de Syrie, créant un réseau de relations et de connexions volontaires et involontaires.
Comme l’écrit Pier Paolo Tamburelli dans son essai, « les photographies de Silva parlent d’une époque perdue à deux égards (…). Lorsque je les regarde, je peux sentir cette condition d’inertie, qui semblait éternelle, qu’a connu la Syrie avant 2011. Je reconnais le sourire idiot, omniprésent de Bashar – que l’on considérait encore à l’époque comme le gentil fils de Hafez al-Assad, l’ophtalmologiste vivant à Londres et qui ne voulait pas vraiment quitter sa vie pour devenir dictateur, mais qui se substitua finalement à son frère malveillant, probablement tué par le Mossad.
Maintenant que la guerre civile a effacé tout ce qui se rattachait à cette Syrie, maintenant que tout a changé, j’ai l’impression que ce monde est perdu, bien plus perdu que nombre d’autres épisodes du passé. A la fois pour les Syriens et pour les étrangers, les souvenirs de la guerre civile prendront toute la place qui aurait pu être dédiée aux vingt dernières années de l’histoire syrienne. (…) Ces moments sont non seulement passés, mais on ne s’en souviendra pas. L’ennui de cette période a entièrement disparu dans la cruelle excitation de la guerre. Ces images constituent un étrange hommage à un monde perdu »
Textes de Pier Paolo Tamburelli et Noura Al Sayeh

 

Taken at the height of the Assad days, the images of the photographer Giovanna Silva overlap in this publication with Syrian tourist guides’ images and texts, creating a net of intended and unintended relationships and time interconnections.

As Pier Paolo Tamburelli writes in his essay, “Silva’s photo speak of time that is twice lost. […] When I look at them, I can smell that apparently eternal condition of no-change in Syria before 2011. I recognize the omnipresent, idiotic smile of Bashar – at the time still considered the gentle son of Hafez al-Assad (the ophthalmologist who lived in London and did not really wanted to leave to become a dictator and who finally had to substitute the nasty brother probably killed by Mossad).

Now that the civil war has erased everything that belonged to that Syria, now that everything changed, I have the impression that that world is way more lost than many other episodes of the past. Both for Syrians and for foreigners the memories of the civil war will occupy all the space that could have been dedicated to these last twenty years of Syrian history. […] Not only are those moments gone, but they will not be remembered. The boredom of that period entirely disappeared in the cruel excitement of the war. The pictures are a strange homage to a lost world”.

 Texts by Pier Paolo Tamburelli, Noura Al Sayeh